Historique

Un peu d’histoire

Notre église tire ses racines d’un événement nommé « Réveil du Pays de Galles ». Même si elle n’en est pas directement issue, elle en a découvert les valeurs et s’est rattachée au mouvement d’Eglises natif de ce réveil. Partons ensemble à la découverte de cette fabuleuse histoire.

Le réveil du Pays de Galles

Dans les années 1904 – 1905, un profond réveil secoue la région du sud ouest de l’Angleterre. Un homme est puissamment utilisé par Dieu dans ce réveil, il s’agit d’Evan Roberts. En une année pas moins de 100’000 personnes se tournent vers Jésus.

Un autre homme Georges Jeffreys (né en 1889), a aussi eu un impact sur la vie du pays et bien au-delà des frontières de l’Angleterre. Il a vécu une rencontre personnelle avec Jésus durant cette période de réveil. En 1912, il est baptisé dans le Saint-Esprit. Il fréquente ensuite une école biblique pour se préparer au service. En 1915, il est pasteur en Irlande, ses collègues reconnaissent en lui un évangéliste. Le message qu’il transmet est simple, il s’agit du «plein Evangile » ou « l’Evangile aux quatre angles» : Jésus sauve – Jésus guérit – Jésus baptise du Saint-Esprit – Jésus revient..

Il appelle ses auditeurs à une rencontre personnelle avec Jésus : « ici et maintenant ». Il prie pour les malades et les captifs. Il insiste sur la nécessité pour le croyant d’être baptisé d’eau, de rechercher le baptême du Saint-Esprit et d’aspirer aux dons et charismes spirituels. Le fruit de l’Esprit doit aussi accompagner cet équipement et ces dons spirituels. Il prêche également le retour de Jésus-Christ.

Daniel Powell Williams a également joué un rôle important dans la formation de l’église apostolique. Né en 1882, d’une famille piétiste, élevé dans une stricte discipline, Daniel Williams rencontre Evan Roberts, cela ne fait que le renforcer dans les nouvelles résolutions qu’il avait prises pour le réveil.
Durant cette période de réveil, Dieu est en train de rendre des vérités et de remettre à jour des pratiques oubliées, perdues ou enfouies sous la poussière des traditions. Le baptême dans le Saint-Esprit, puis l’exercice de la prophétie sont restaurés.
Les dons du Saint-Esprit sont à nouveau distribués par l’Esprit et les ministères sont rétablis dans l’église.

Plus tard, Daniel Williams deviendra le pasteur de la communauté de Penygroes. La nécessité des ministères et de l’administration de la pratique des charismes lui apparaît avec davantage de clarté. Des anciens sont mis en place dans chaque communauté. En 1913, le Seigneur appela Daniel au ministère d’apôtre et Jones son frère à celui de prophète.

Les années qui suivent sont marquées par une progression rapide du message «apostolique». Le mouvement prend de l’ampleur et en vingt ans environ, 90 communautés se forment, dans le seul pays de Galles. En 1916, les différents groupes s’unissent pour former le mouvement nommé «The Apostolic Church».

Le réveil en Suisse alémanique

En 1927, l’Armée du Salut organise une semaine d’évangélisation à Rüti dans le Riggisberg. Une femme, touchée par la prédication du pasteur Drollinger, décide d’organiser chez elle une semaine d’études bibliques. D’autres réunions de ce genre sont organisées dans la région. Le message est axé sur la foi en la Bible, le salut avec la repentance et la mise en ordre de la vie passée. Beaucoup de personnes se convertissent, sont guéries, délivrées de leurs liens spirituels, reçoivent le baptême du Saint-Esprit et des dons. Ces personnes sont baptisées par immersion.

En 1935, Johan Widmer, membre de l’église Méthodiste et prédicateur laïc, rencontre
M. Drollinger qui prie pour les maux d’estomac dont il souffre depuis des années. Ils travaillent par la suite ensemble. Des personnes de tous milieux sont touchées, mais les églises en place n’acceptent pas leur message.

C’est à Signau en 1938 qu’a été fondée la première église apostolique. La famille Wütrich accueille les croyants chez elle. Johan Widmer y tient des réunions. Trois des enfants de la famille Wütrich sont guéris miraculeusement de l’épilepsie. Signau devient le centre de ce mouvement réveil.

Robert Willeneger, jeune théologien, entre en contact avec Johan Widmer et participe à une des conférences organisées à Plötscheid. Plutôt que de prendre la paroisse qui lui est proposée, Robert Willeneger se joint aux pasteurs Drollinger et Widmer. Une impulsion nouvelle est donnée par cette collaboration à l’œuvre. La complémentarité des ministères se manifeste selon le passage d’Ephésiens 4:11. L’église apostolique suisse qui commençait à être établie est sensibilisée par l’enseignement de Paul aux Ephésiens.

La transmission de la vision apostolique en Romandie

Le pasteur Fritz de Rougemont de l’Eglise Réformée de Neuchâtel entend parler de Jeffreys. Il va rencontrer le revivaliste lors d’une de ses campagnes. Assuré de l’authenticité du message biblique, il invite Jeffreys en Suisse romande. Il n’a pas l’intention de créer une nouvelle dénomination ou d’implanter de nouvelles églises, mais son désir est de transmettre le réveil dans les églises déjà existantes. Il fonde l’Union pour le Réveil, dont le but est de poursuivre ce qui a été entrepris lors des campagnes d’évangélisation de Jeffreys. Un journal « le Trait d’Union » est créé, il sert de lien entre les croyants du mouvement et transmet au-delà des frontières cette vision de l’unité. Les conventions de Territet ont été aussi un moyen de transmettre le message de réveil, voici un extrait du Trait d’Union de juin 1955 : «Les études du matin étaient centrées sur l’idée générale du salut dans sa plénitude. Dieu nous a mieux fait comprendre de jour en jour son but profond, dans la rédemption, la sanctification, le baptême du Saint-Esprit, les dons et les ministères, l’Eglise unie dans son amour en vue de son retour.»

En 1951 des contacts s’établissent avec des représentants de l’Eglise Apostolique de Suisse allemande, du Danemark et de Grande-Bretagne.

La communauté de Neuchâtel

Fritz de Rougemont dirige des réunions au Neubourg, puis à la chapelle des Terreaux. Ces réunions regroupent des membres de diverses églises qui désirent vivre les charismes, tout en restant dans leur communauté. Le message est celui de l’Evangile aux quatre angles. Le développement de l’Union pour le Réveil n’est pas caractérisé par un réveil tel que l’ont vécu les communautés de Suisse allemande. Il s’agit d’un message de réveil, les charismes ont dû trouver leur place, mais il ne semble pas que cette époque a été caractérisée par une effusion débordante de l’Esprit. Cette période est marquée par le côté pionnier et les efforts d’évangélisation entrepris par des croyants zélés. Un article tiré du Trait d’Union de 1956 témoigne au sujet d’un effort d’évangélisation qui a lieu à Neuchâtel au moyen d’une tente : «Tente de la délivrance».

A Neuchâtel, nous avons la collaboration fraternelle de l’Eglise Evangélique de Pentecôte de Peseux et de l’Assemblée de Dieu de Neuchâtel, dont le chœur venu à plusieurs reprises apporter un élément précieux à nos soirées.

Quelles semaines bénies ! Nous avons eu la joie de bénéficier du ministère de nos frères Bjerre et Mortensen du Danemark et de DeWilde et Roffidal du Nord de la France (à Bienne), sans parler des organisateurs responsables de la campagne : J. Baillif, Ch. Ed. Peter. Edm. Rieder de St. Etienne, et le soussigné (F. de Rougemont).

L’atmosphère de joie, le message de victoire et d’amour, l’action manifeste du Saint-Esprit ont frappé chacun. Chaque soir, à côté des malades demandant l’imposition des mains, plusieurs personnes sont entrées dans la « chambre de prière » – aménagée dans la tente même, derrière l’estrade – pour avoir un entretien avec l’un ou l’autre des serviteurs de Dieu. Problèmes insolubles, besoin de mettre sa vie en ordre, d’être libéré de telle chaîne, soif d’une consécration plus profonde, désir de se donner au Seigneur ou de trouver la vraie orientation pour son avenir… Que de délivrances ont été accordées : guérisons, conversions, consécrations !

En 1954 l’église de Philadelphie est fondée à Neuchâtel. Jean Baillif participe à l’établissement de la communauté. En 1961, la communauté de Neuchâtel est reçue dans les rangs de l’Eglise Apostolique.

Fusion avec le TEEN

En 2011, l’église évangélique du TEEN a fusionné avec l’église évangélique du Centre de vie. Le TEEN avait été fondé en 1972 par François Guyaz comme une oeuvre pionnière d’évangélisation. Après des rencontres dans le salon familial, c’est dans les locaux de l’église apostolique à l’Orangerie que débuta les premières réunions. Ensuite, de nombreuses personnes ont trouvé le Seigneur dans le fameux café-bar des Beaux-Arts. Devenu une église en 1988, le TEEN s’est investi dans les années 2000 dans une vision prophétique avant de revenir toujours plus à ses racines d’évangélisation. La fusion permis de démarrer deux cultes par dimanche au Centre de vie, à 10h et 17h.

L’histoire du Centre de vie

Depuis plusieurs années déjà, nous poursuivons une réflexion quant à la pertinence du message qu’adressent les Eglises évangéliques au monde.

Ces Eglises se caractérisent par une volonté d’annoncer l’Evangile de manière simple et individuelle. Elles se battent aussi pour défendre les valeurs judéo-chrétiennes traditionnelles.

Ce faisant, elles n’ont, à nos yeux, que partiellement rempli le mandat confié aux Eglises en général. Elles se sont parfois même désintéressées des individus en dehors des seules considérations de morale individuelle et de conversion personnelle.

Aujourd’hui, une prise de conscience se fait jour : un chrétien est porteur d’un message certes, mais également membre de la société humaine. L’Eglise ne peut vivre simplement en vase clos et penser ainsi faire honneur au message de Jésus. Jésus, au contraire, s’est constamment impliqué dans mille et une situations humaines, parfois ambiguës, douloureuses ou même douteuses pour la société de son époque. Jésus ne s’est pas retiré du monde, mais s’est bien au contraire engagé pour lui et dans celui-ci.

Ainsi, nous ne voulons pas nous contenter de préserver la pureté d’un message dans nos quatre murs. Notre intention est d’incarner l’Evangile par notre service, notre amour, notre joie, notre parole, là où l’occasion se présente. Dans cette logique, nous avons décidé de mettre nos locaux à disposition d’activités tant spirituelles que culturelles ou sociales. Nous désirons que le Centre de vie devienne un lieu de rencontres, d’animation, etc., au-delà des seules activités d’une Eglise traditionnelle.

Nous concevons le Centre de vie comme lieu de vie, en vue, d’une part, d’accueillir diverses associations poursuivant des buts similaires et, d’autre part, d’offrir un cadre d’accueil et d’animation en semaine (bar, librairie, vidéothèque, etc.). Ainsi, une école de musique, un jardin d’enfants préscolaire, un centre de relation d’aide, un groupe de jeunes inter-Eglises déploient leurs activités dans ces nouveaux locaux. Notre but est d’être au service de la population, dans la mesure de nos moyens, en offrant un cadre accueillant, sympathique, chrétien et non sectaire.

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